Blog de l'association Aix Élan qui s'intéresse à la vie politique, sociale et culturelle d'Aix les Bains et de la Communauté d'Agglomération du Lac du Bourget
Les turbulences que traverse actuellement
notre établissement thermal, nous font craindre un désengagement de l’Etat dans un avenir proche.
Plutôt que de jouer la carte alarmiste, notre responsabilité est de mener dès aujourd’hui une véritable réflexion sur le devenir de nos thermes.
Contrairement aux idées reçues, le thermalisme a encore un réel avenir.
Certes, depuis 1991, le nombre de cures thérapeutiques a connu une baisse régulière, mais cette évolution concerne principalement les cures traitant des maladies pour lesquelles la Médecine traditionnelle a apporté de nouvelles réponses (troubles digestifs et ORL notamment).
La rhumatologie a en revanche fortement progressé et représente aujourd’hui environ 70% des affections traitées (source : Rapport sur l’impact des politiques territoriales sur le secteur thermal en France, étude réalisée par Détente Consultants, pour l’Association Nationale des Maires des communes thermales – salon des thermalies du 03/02/2005).
Par ailleurs, les cures thermales qui sont prises en charge représentent environ 0.3% du budget de la Sécurité Sociale. Un chiffre infime face aux dépenses en médicaments, consultations et hospitalisations en moins au cours de l’année qui suit la cure thermale.
La baisse de fréquentation de nos thermes (26811 curistes pour 2006 – rapport du Conseil d’Administration des Thermes Nationaux du 29/06/07), n’est pas une fatalité, puisque des stations thermales comme Dax enregistrent des hausses de fréquentation.
Dax a par exemple vu le nombre de ses curistes passer de 50 000 en 1987 à environ 68 000 aujourd’hui.
Quel engagement pour notre ville ?
Dans l’hypothèse du désengagement de l’État, nous devons donc nous interroger sur l’attitude que devra adopter notre municipalité.
La commune doit-elle s’engager dans une reprise éventuelle des thermes, toute ou partielle ?
Nous le pensons, car Aix les Bains doit
demeurer maîtresse de sa richesse.