Blog de l'association Aix Élan qui s'intéresse à la vie politique, sociale et culturelle d'Aix les Bains et de la Communauté d'Agglomération du Lac du Bourget
Près de 73.000 personnes ont signé à ce jour la pétition pour "l'abandon" du fichier Edvige, qui permet à la police de recenser notamment dès 13 ans des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public", a annoncé jeudi la Ligue des droits de l'Homme (LDH).
La pétition a été lancée début juillet sur internet (http://nonaedvige.ras.eu.org) en même temps qu'un appel qu'ont déjà signé 617 organisations dont Aix Élan.
Corinne Lepage,
présidente du parti écologiste Cap 21, a annoncé un recours devant le Conseil d'État afin d'obtenir l'annulation du décret instaurant le fichier policier Edvige, qui, selon elle, porte "atteinte
gravement aux libertés publiques".
Dans ce recours dont le texte est publié sur le site internet de Cap 21, Mme Lepage estime que les dispositions prévoyant le "fichage des élus et responsables politiques" "portent atteinte gravement aux libertés publiques et qu'elles ne pouvaient en toute hypothèse pas être instaurées par décret mais par la loi". Elles "sont donc entachées d'incompétence", ajoute-t-elle.
Selon la vice-présidente du MoDem, dont le recours est appuyé par le parti Aujourd'hui Autrement de Jean-Luc Roméro, le fichier Edvige porte aussi "atteinte aux principes de liberté politique définis par la convention européenne des droits de l'Homme".
Créé par un décret paru le 1er juillet au Journal officiel, Edvige, acronyme pour "Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale", permet de recenser dès 13 ans des personnes jugées "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public" ainsi que des personnes exerçant ou ayant exercé un mandat politique, syndical ou économique ou jouant un "rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif".