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Blog de l'association Aix Élan qui s'intéresse à la vie politique, sociale et culturelle d'Aix les Bains et de la Communauté d'Agglomération du Lac du Bourget

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Non à la suppression du repos dominical

Cette semaine doit avoir lieu le débat parlementaire sur la suppression du repos dominical.

Cette mesure, souhaitée par le Gouvernement, à des fins de soit disant relance de la consommation, mérite que nous nous mobilisions pour éviter son adoption.

Depuis 1906, le dimanche est un jour à part.

Jour de repos, il permet à la famille de se recomposer, de partager et d’échanger.

Le dimanche est une des grandes avancées sociales du XXème siècle.

Et voilà qu’au nom d’une hypothétique relance économique, on tente de revenir en arrière sur cet acquis.

Car ne nous y trompons pas, la suppression du repos dominical n’a rien à voir avec l’intérêt général.

Il apparaît évident que cette mesure est prise en faveur de la grande distribution. Seuls les groupes auront la possibilité de recruter le personnel nécessaire pour assurer ces nouvelles plages d’ouverture.

Les petits commerces, hormis alimentaires qui ouvrent déjà le dimanche, seront une fois de plus pénalisés.

Il faut bien se rendre compte, que les commerçants sont dans la plupart des cas, seul ou en couple pour tenir leur affaire. Pour faire face à la grande distribution, ils ont, depuis 20 ans, dû modifier leurs habitudes de travail. On trouve maintenant, y compris dans les petites villes de province, des commerçants ouverts du lundi au samedi.

Va-t-on en plus leur demander de venir ouvrir leur boutique le dimanche ?

Car c’est cela le risque. Il faut être conscient que les centre villes vont souffrir de cette mesure. Les chalands risquent de privilégier les achats du dimanche en grande surface (plus de temps)et donc de réserver leur budget à cette occasion. Pour aller plus loin, les villes proches de grandes zones commerciales comme Lyon où Grenoble seront encore plus pénalisées.

Nos petits commerces devront-ils aussi, pour pouvoir survivre, se soumettre à cette pratique du travail du dimanche ?

Comment nos petits chefs d’entreprise parviendront-ils à recruter et à salarier du personnel, alors qu’eux-mêmes, parfois, peinent à retirer une rémunération convenable de leur activité ?

Au-delà d’une prise de position évidente en faveur de la grande distribution, cette mesure est également injuste vis à vis des salariés.

On nous vante aujourd’hui les mérites des emplois du dimanche pour les étudiants par exemple. Soit, mais les étudiants ne constituent pas la majeure partie des personnels concernés.

Je pense ici à tous les employés réguliers des grandes enseignes de distribution, que l’on va inciter à travailler le dimanche pour gagner plus. Mais lorsque l’on connaît le système de rémunération de la grande distribution, on s’aperçoit vite que c’est loin d’être le cas.

Tous les salariés qui pourraient être visés par cette mesure devront renoncer à un moment de vie familial ou à un moment pour soi, sans en tirer vraiment profit.

On nous parle de volontariat, mais quand la pression économique est forte, les bas salaires ont-ils encore un choix ?

De plus, qui peut assurer que cette mesure garantira un maintien des avantages salariaux ? Personne.

Qui peut encore parler de volontariat, quand votre contrat de travail vous l’impose lors de votre embauche ?

En laissant passer ce texte, c’est une porte ouverte à la régression sociale que nous ouvrons.

Enfin, d’un point de vue éthique et humaniste, il est temps de savoir quel modèle de société nous voulons.

À l’heure où tout à chacun déplore le consumérisme et l’individualisme ; à l’heure où nous vivons une crise économique majeure qui nous montre les limites du système capitaliste ; nous nous apprêtons à faire tomber un des derniers moments hors du champ mercantile.

Le dimanche, qu’il soit un moment en famille, un moment pour faire du sport, pour voir des amis ou un moment dédié à la spiritualité,  est avant tout un temps social, un temps pour soi, un temps de partage.

Qu’allons-nous demain substituer à la promenade aux bords du lac avec nos enfants ? Les courses en grande surface ?

Que voulons-nous enseigner à nos enfants ? Pédaler sur un vélo ou dégainer une carte bleue ?

Là est le point crucial de cette mesure : quelles valeurs voulons-nous transmettre ?

J’en appelle à la conscience de chacun et en particulier en celles de nos parlementaires.

Ne revenez pas sur le repos dominical, ne laissez pas cette parenthèse hebdomadaire disparaître au profit de la grande distribution mais au détriment de nos petits commerces, de nos centres villes, de nos marchés, de nos familles mais aussi de nos enfants.




Marina Ferrari

 

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T
Bravo Marina,<br /> <br /> un article bien venu, et ce, malgrés certains politiques autour de toi qui membres de l'UMP vont soutenir ce texte alors qu'au fond d'eux même ils pensent le contraire.....à moins qu'une heureuse surprise les fasse avoir un peu de courage....enfin!<br /> <br /> En touts cas , je peux affirmer içi, par mon expérience que le travail dominical n'a jamais été une avancée: <br /> pour des raisons plus noble que le "marchandising", car mon épouse exerce dans une clinique,nous avons, mes enfants et moi toujours perçu le "manque" lié à cette absence du dimanche. <br /> Et il nous faut pas se bercer d'illusion : dans quelques temps les salariés qui travaillent le dimanche ne veront plus la prime monétaire de ce travail qui sera transformée par une journée de "récupération" un jour de semaine quand les enfants seront à l'école, le conjoint au travail et les boutiques fermées car peu "rentables" ce jour là.....<br /> <br /> Mais tout cela tient toujours de la même philosophie qui a fait basculer le monde néo-libéral dans une faillite retentissante et si notre cher président s'est élevé de façon "spectaculaire" contre les dérvies de ce système, il n'en cautionne pas moins le principe à travers cette loi qu'il veut faire voter contre les 3/4 des français.<br /> <br /> Alors ne relachons pas nos efforts et battons nous, nous les démocrates, car c'est notre "socièté" qui est en jeu !<br /> <br /> Pascal.
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