90 % des communes et de la population française relève aujourd'hui d'un établissement public de coopération
intercommunale (EPCI) à fiscalité propre. Parmi ceux-ci, les communautés d'agglomération doivent choisir au mois trois compétences facultatives parmi cinq dont l'entretien et la gestion
d'équipements culturels et sportifs d'intérêt communautaire. Dans la pratique, certaines communautés ont montré que les logiques collectives l'emportent sur les démarches individuelles et que la
communautarisation en matière culturelle peut donner lieu à de véritables projets culturels de territoire.
Ce nouveau lieu de décision peut-être à un espace de renouvellement, d'innovation et d'invention en matière de politique culturelle avec l'aide de partenaires privilégiés que sont l'État, le
conseil général et le conseil régional. Avoir une politique culturelle intercommunale, c’est renforcer l'identité territoriale des habitants et donner davantage de visibilité et de cohérence à
l'action culturelle et au patrimoine d'un bassin de vie.
En matière culturelle, la lecture publique et l'enseignement artistique semblent être les domaines qui ont le plus à gagner d'une mutualisation des moyens et d'une transversalité des politiques
culturelles. Néanmoins, le spectacle vivant et le patrimoine peuvent également bénéficier d'une cohérence des politiques culturelles à l'échelle du territoire intercommunal.